Une revue scientifique très récemment publiée (septembre 2022)[1] examine en profondeur les

effets de l’Entraînement olfactif (EO) sur le cerveau et met en lumière des preuves convaincantes des bénéfices obtenus. Non seulement chez les personnes souffrant de troubles de l’odorat mais également chez les personnes sans troubles de l’odorat !


Au vu de ces preuves scientifiques, nous pouvons maintenant considérer que stimuler le sens de l’olfaction par l’entraînement olfactif est une méthode établie pour la réhabilitation de l’odorat, le soutien dans le développement cognitif et le ralentissement du vieillissement des fonctions cognitives




Cet article passe en revue 13 années de recherche sur le sujet et couvre non seulement la recherche, mais aborde également certaines des questions que beaucoup d'entre vous se sont posées ou d’autres qui suscitent le scepticisme. Par exemple, de nombreuses personnes pensent que la récupération naturelle devrait être pris en compte dans résultats présentés dans la recherche. C'est compréhensible, et c'est pour cette raison que des groupes « contrôles » sont utilisés dans la recherche.

Cet article couvre non seulement les troubles de l’odorat mais aussi d’autres sujet qui sont d’un très grand intérêt, par exemple :

  • Comment l'EO modifie-t-il les tissus du cerveau et du tractus olfactif ?

  • Comment l'EO touche-t-il les utilisateurs ayant des problèmes cognitifs?

  • Comment l’entraînement olfactif agit-il sur les personnes en bonne santé ?

Il s'agit d'un tour d'horizon fascinant de tous les articles écrits depuis 2009.


Voici le résumé :

« Les treize dernières années de recherche sur l’EO (entraînement olfactif), depuis 2009, lorsque la méthode a été introduite (Hummel et al., 2009), abondent dans les efforts pour optimiser la méthode et l'adapter à la pratique clinique et de recherche, avec beaucoup de succès.

De nombreuses questions demeurent ouvertes et l'application potentielle de la méthode, au-delà du traitement olfactif, semble prometteuse pour construire une perspective interdisciplinaire.

La pandémie SARS-COV-2 a intensifié de telles recherches, soulevant également l'attention du public sur l'importance de l'odorat. Pendant la pandémie, beaucoup Les gens ont commencé rapidement à perdre leur capacité à sentir augmenter non seulement la conscience des conséquences des déficits olfactifs, mais avant tout, soulignant la nécessité de rechercher une méthode efficace et accessible de réadaptation olfactive.

L'EO est un traitement naturel pour répondre à ces exigences. Des preuves convaincantes montrent que l'entraînement olfactif a des effets bénéfiques pour les personnes souffrant de perte olfactive avec différentes étiologies. Ces observations sont étayées par de nombreux essais contrôlés ainsi que par des méta-analyses.

L'EO améliore la fonction olfactive aux niveaux périphérique et central et ces résultats se reflètent dans les changements structurels et fonctionnels des zones cérébrales traitant les informations olfactives.

Bien que les mécanismes moléculaires sous-jacents restent flous, son efficacité est plus importante dans les pertes olfactives post-infectieuses que dans les pertes olfactives d'autres étiologies.

Les preuves montrant l'utilité de l'EO dans le traitement de la perte olfactive du COVID-19 augmentent. L’EO est suggérée comme traitement de premier choix pour ce type de dysfonctionnement (Hopkins et al., 2021 ; Huart et al., 2021 ; Whitcroft et Hummel, 2020) mais des études plus randomisées et contrôlées sont nécessaires pour optimiser le traitement.

Une ligne de recherche intrigante concerne l'utilité possible de l'ergothérapie dans les sciences psychologiques et éducatives, dans laquelle des hypothèses raisonnables surgissent selon lesquelles l'ergothérapie peut soutenir des interventions visant à renforcer certaines fonctions cognitives et émotionnelles.

Les premières preuves montrent que les personnes sans troubles olfactifs bénéficient également de l'EO dans les domaines olfactif et psychologique (Oleszkiewicz et al., 2022 ; Oleszkiewicz, Abriat et al., 2021 ; Wegener et al., 2018). Cependant, pour cette population, des régimes d'entraînement plus complexes activant des processus cognitifs supérieurs peuvent être plus appropriés (Olofsson et al., 2021).

Alors qu'il existe des données suggérant que les effets olfactifs de l'EO restent stables dans le temps (Konstantinidis et al., 2016) de futures études combinant intervention clinique et recherche fondamentale sont nécessaires pour déterminer la stabilité des effets cognitifs et émotionnels déclenchés par l'EO.


L'EO peut maintenant être considérée comme une méthode établie pour la réhabilitation de

l’odorat et le soutien dans le processus de développement et de vieillissement engageant les fonctions cognitives.

En raison de sa simplicité, de son faible coût et de son accueil favorable par les participants, il est souvent modifié en fonction des objectifs de l'étude avec des résultats prometteurs. Cependant, une plus grande précision dans la communication des données et un examen attentif des plans d'étude sont recommandés pour consolider les futures années de recherche sur cette méthode ».

Pascale Frennet, avec Chrissie Kelly (Abscent)


[1] Michal Pieniak, Anna Oleszkiewicz, Vittoria Avaro, Federico Calegari, Thomas Hummel, Olfactory training – Thirteen years of research reviewed, Neuroscience & Biobehavioral Reviews, Volume 141, 2022, 104853, ISSN 0149-7634, https://doi.org/10.1016/j.neubiorev.2022.104853

En prolongement de l'article paru dans le magazine Biotempo en ce mois de juin 2022


Que nous soyons de simples utilisateurs ou professionnels, chacun à notre niveau, nous avons la possibilité de « peser sur la balance » et de participer, au quotidien, à la sauvegarde des plantes qui nous offrent ces merveilleux produits.


Outre l'Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN - voir plus bas), Il existe depuis quelques années un Institut qui travaille particulièrement sur les plantes à huiles essentielles:


L'AIRMID INSTITUTE nous aide à y voir plus clair mais pas que...


Deux fois l’an, l’AIRMID INSTITUTE, en collaboration avec l’UICN et la CITES, édite une liste d’espèces de plantes, d’animaux, de champignons, d’algues menacés ou risquant de l’être et utilisés en aromathérapie, en parfumerie et en herboristerie.

Toute personne désireuse de recevoir cette liste et/ou de soutenir, de s’impliquer dans l’organisation peut le faire via ce lien : https://airmidinstitute.org


L’AIRMID INSTITUTE, fondée par la biologiste Dr Kelly Ablard, est une ONG caritative et sans but lucratif dont l’objectif est de protéger les plantes aromatiques et médicinales pour les générations futures. La planète fait face à la sixième plus grande extinction d’espèces. L’Airmid Institute, à travers le monde et ses ambassadeurs, met en lumière les problèmes clés liés à la récolte et au commerce de ces plantes en particulier quand elles sont menacées ou risquent de l’être. Cela comprend :

  • la mise en évidence de leur état de conservation

  • la lutte contre les récoltes non appropriées, contraires à l’éthique

  • la lutte contre l’exportation et le commerce illicites

  • le soutien et la sensibilisation des communautés locales qui dépendent très souvent de ces espèces végétales pour leur subsistance

  • le soutien à l’agriculture durable, au reboisement


Le travail de l'Institut Airmid vise à développer, mettre en œuvre et soutenir des projets d’éducation et de recherche axés sur le partage des connaissances de la médecine des plantes aromatiques des guérisseurs dans le monde, sur le sourcing éthique, la régénération forestière et la récolte durable. L’Institut aide aussi à la protection et au développement de la médecine traditionnelle dans les communautés autochtones.


Outre les adhésions, les subventions personnelles et le financement privé, l'Institut Airmid et ses projets fonctionnent également grâce à la générosité de personnes du monde entier qui font don d'huiles essentielles pour la formation et l'utilisation au sein des communautés autochtones, de fournitures scolaires, de services de traduction, de matériel pédagogique, de chaussures pour enfants et essais en laboratoire.




l'UICN


L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature est l’une des principales ONG internationales consacrées à la conservation de la nature. Aujourd’hui, l’UICN compte 1300 membres dont des organisations de peuples autochtones, des ONG et des gouvernements ou agences gouvernementales.

L’UICN a élaboré une liste rouge des espèces menacées dès 1964. Anecdotique au départ, la « Red list » représente aujourd’hui un outil incontournable et la source d'informations la plus complète au monde sur l'état de conservation des espèces animales, fongiques et végétales et plus largement, sur l’état de la biodiversité.


Comment s’organise cette liste rouge ?



Les espèces sont classées selon leur risque potentiel d’extinction. Il existe 9 catégories :

Non évaluées, Données insuffisantes, Préoccupation mineure, Quasi menacées, Vulnérables, En danger, En danger critique d'extinction, Éteintes à l'état sauvage et, le state ultime, Éteintes.


Pour l’exemple, voici le lien pour accéder à la fiche du Nard de l’Himalaya :

https://www.iucnredlist.org/species/50126627/88304158

Prenez un peu de temps pour l’examiner, cela vaut la peine car c’est une mine d’informations qui reprend bien sûr la taxonomie, la portée géographique, les différentes menaces, les utilisations et commerce que l’on en fait, les mesures de conservations, bibliographie et données externes comme des photos, etc…






La CITES :


La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, connue par son sigle CITES ou encore comme la Convention de Washington C’est un accord international entre Etats qui date de 1973 et qui a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.

https://cites.org/fra/disc/text.php



D’autres conventions ou législations internationales existent comme la convention de Rio, de Berne, etc…


precaution-demploi-HE-avec-CLP-Page-à-Pa
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